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Déterminer à qui appartient vraiment le problème

Intervenir au bon endroit au lieu d’absorber ou de déplacer la difficulté.

Face à une tension, un manager ou un facilitateur peut prendre en charge un problème qui appartient à quelqu’un d’autre, ou considérer comme individuel ce qui révèle une difficulté du groupe. Quelques questions de propriété évitent ces déplacements.

L’idée essentielle

Pourquoi cet exercice peut vous aider

Le problème peut venir de ma propre réaction, concerner l’autre, mettre directement quelqu’un en difficulté ou refléter une règle collective. Une fois le niveau clarifié, la responsabilité revient au bon endroit.

Les difficultés d’équipe sont rarement la somme de défauts individuels. Elles viennent aussi des rôles, des règles de décision, de la circulation de l’information et de la manière dont le groupe apprend sous pression.

Ce que vous entraînezVotre capacité à lire un fonctionnement collectif et à agir sur les règles plutôt que sur les étiquettes.
Le bon moment

Quand utiliser cet outil

  • ✓Quand les responsabilités ou décisions restent floues
  • ✓Pour renforcer connaissance mutuelle et coopération
  • ✓Quand un projet révèle des tensions récurrentes

Vous n’avez pas besoin d’attendre une crise. Ces outils sont souvent plus efficaces lorsqu’ils servent à préparer ou à ajuster, avant que la situation ne se rigidifie.

Pas à pas

La méthode en quatre mouvements

01

Nommez ce qui vous alerte sans intervenir immédiatement.

02

Vérifiez ce qui relève de votre émotion, de votre rôle ou de votre erreur.

03

Examinez ce qui appartient à l’autre et ce qui affecte directement un tiers.

04

Cherchez enfin si la scène révèle un enjeu collectif, puis intervenez à ce niveau.

Le rythme juste : écrivez des réponses imparfaites, puis revenez aux faits. L’objectif n’est pas de remplir un formulaire, mais de faire émerger une distinction ou une action que vous n’aviez pas encore vue.

Dans la vraie vie

Un exemple concret

Un participant reste silencieux. La facilitatrice résiste à l’envie de le faire parler. Il n’est pas en difficulté ; son silence agace seulement la facilitatrice. Elle traite d’abord son propre inconfort.

L’intérêt de l’exemple n’est pas la solution elle-même. C’est le déplacement : la personne passe d’une lecture globale à un élément sur lequel elle peut agir, observer un effet puis ajuster.

À vous de jouer

Votre mini-simulation

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Trois pièges à éviter

01

S’approprier toute émotion visible

02

Se déresponsabiliser en disant « c’est son problème »

03

Intervenir avant d’avoir vérifié

Après l’exercice

Faire de votre réponse une expérience

Gardez une seule action, assez petite pour être tentée et assez précise pour être observée. Notez ce qui se passe réellement, pas seulement ce que vous espériez. Puis décidez : continuer, ajuster ou arrêter.

Votre prochaine actionAvant votre prochaine intervention, posez une question de vérification plutôt qu’une conclusion.
Note éditoriale

Cette page est une adaptation pédagogique originale inspirée de l’outil « Mon, Son, Ton, Notre, Mon » présenté dans La boîte à outils du coaching, 3e éd. de Belkacem Ammiar et Omid Kohneh-Chahri (Dunod, 2019). Elle ne reproduit pas la fiche source et l’adapte à un usage d’auto-coaching grand public.

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