Quand quelqu’un bloque, la solution la plus rapide est souvent de lui dire quoi faire. Cela peut être utile dans l’urgence, mais devient contre-productif si la personne repart dépendante de votre réponse. Bien aider consiste à régler le curseur entre apport direct et questionnement.
Pourquoi cet exercice peut vous aider
Donner du « poisson » répond à un besoin immédiat ; offrir une « canne à pêche » aide la personne à construire sa propre capacité. La bonne posture dépend du risque, du temps disponible et de son niveau d’expérience.
Avant de modifier une situation, il faut retrouver assez de calme et de clarté pour choisir sa posture. Cette préparation évite les réactions automatiques et les décisions dictées uniquement par la pression.
Quand utiliser cet outil
- ✓Avant un rendez-vous ou une décision importante
- ✓Quand vous sentez que l’émotion prend toute la place
- ✓Pour préparer une posture plus juste et plus professionnelle
Vous n’avez pas besoin d’attendre une crise. Ces outils sont souvent plus efficaces lorsqu’ils servent à préparer ou à ajuster, avant que la situation ne se rigidifie.
La méthode en quatre mouvements
Clarifiez ce qui est réellement demandé : une information, un avis ou une aide pour réfléchir.
Évaluez l’urgence, le risque d’erreur et l’autonomie actuelle.
Choisissez consciemment une réponse directe, un questionnement ou un mélange des deux.
Terminez en vérifiant ce que la personne saura refaire seule.
Le rythme juste : écrivez des réponses imparfaites, puis revenez aux faits. L’objectif n’est pas de remplir un formulaire, mais de faire émerger une distinction ou une action que vous n’aviez pas encore vue.
Un exemple concret
Une nouvelle recrue demande comment répondre à un client mécontent. Sa responsable lui donne d’abord le cadre non négociable, puis lui demande de proposer deux formulations. La sécurité est protégée et l’apprentissage reste actif.
L’intérêt de l’exemple n’est pas la solution elle-même. C’est le déplacement : la personne passe d’une lecture globale à un élément sur lequel elle peut agir, observer un effet puis ajuster.
Votre mini-simulation
Trois pièges à éviter
Questionner quand la personne a besoin d’une consigne de sécurité
Donner la solution pour gagner du temps à chaque fois
Faire semblant de questionner tout en imposant sa réponse
Faire de votre réponse une expérience
Gardez une seule action, assez petite pour être tentée et assez précise pour être observée. Notez ce qui se passe réellement, pas seulement ce que vous espériez. Puis décidez : continuer, ajuster ou arrêter.
Cette page est une adaptation pédagogique originale inspirée de l’outil « Le poisson-canne à pêche » présenté dans La boîte à outils du coaching, 3e éd. de Belkacem Ammiar et Omid Kohneh-Chahri (Dunod, 2019). Elle ne reproduit pas la fiche source et l’adapte à un usage d’auto-coaching grand public.