Une part de vous veut candidater ; une autre repousse le dossier. Plutôt que de traiter cette résistance comme un ennemi, l’exercice cherche ce qu’elle essaie de protéger : sécurité, appartenance, niveau de qualité ou repos.
Pourquoi cet exercice peut vous aider
L’intention peut être légitime même si le comportement ne convient plus. On cherche alors plusieurs comportements capables de préserver l’intention avec moins de coût.
Une prise de conscience devient utile lorsqu’elle change une conversation, une décision ou un comportement. L’action proposée ici reste petite, observable et ajustable : elle produit de l’apprentissage sans vous demander un saut aveugle.
Quand utiliser cet outil
- ✓Quand vous savez beaucoup mais changez peu
- ✓Pour préparer une conversation ou un essai concret
- ✓Quand une habitude continue malgré vos bonnes intentions
Vous n’avez pas besoin d’attendre une crise. Ces outils sont souvent plus efficaces lorsqu’ils servent à préparer ou à ajuster, avant que la situation ne se rigidifie.
La méthode en quatre mouvements
Nommez le comportement que vous voulez changer sans vous juger.
Demandez quelle intention positive il cherche peut-être à servir.
Imaginez au moins trois alternatives qui respectent cette intention.
Choisissez une option et vérifiez ses effets sur le reste de votre vie.
Le rythme juste : écrivez des réponses imparfaites, puis revenez aux faits. L’objectif n’est pas de remplir un formulaire, mais de faire émerger une distinction ou une action que vous n’aviez pas encore vue.
Un exemple concret
Lina reporte ses candidatures pour éviter un refus brutal. Elle préserve ce besoin de sécurité en demandant d’abord deux entretiens exploratoires, puis en envoyant une candidature ciblée.
L’intérêt de l’exemple n’est pas la solution elle-même. C’est le déplacement : la personne passe d’une lecture globale à un élément sur lequel elle peut agir, observer un effet puis ajuster.
Votre mini-simulation
Trois pièges à éviter
Romantiser un comportement dangereux
Trouver une seule alternative
Utiliser l’exercice pour éviter une aide thérapeutique nécessaire
Faire de votre réponse une expérience
Gardez une seule action, assez petite pour être tentée et assez précise pour être observée. Notez ce qui se passe réellement, pas seulement ce que vous espériez. Puis décidez : continuer, ajuster ou arrêter.
Cette page est une adaptation pédagogique originale inspirée de l’outil « Le recadrage de parties » présenté dans La boîte à outils du coaching, 3e éd. de Belkacem Ammiar et Omid Kohneh-Chahri (Dunod, 2019). Elle ne reproduit pas la fiche source et l’adapte à un usage d’auto-coaching grand public.