Les organigrammes montrent les responsabilités officielles, pas la relation vécue au projet. En plaçant un objet, un avatar ou une carte autour d’un objectif central, chacun exprime spatialement sa position.
Pourquoi cet exercice peut vous aider
La position n’a pas de signification universelle. Seule la personne peut expliquer pourquoi elle s’est placée près, loin, tournée vers ou dos à l’objectif.
Une relation de travail saine ne supprime ni les désaccords ni les émotions. Elle permet de les traiter assez tôt, avec des faits, des limites et une reconnaissance réciproque.
Quand utiliser cet outil
- ✓Quand des non-dits commencent à peser
- ✓Pour donner ou recevoir un feedback plus utile
- ✓Quand la coopération se fragilise malgré de bonnes intentions
Vous n’avez pas besoin d’attendre une crise. Ces outils sont souvent plus efficaces lorsqu’ils servent à préparer ou à ajuster, avant que la situation ne se rigidifie.
La méthode en quatre mouvements
Placez l’objectif du projet au centre d’un espace réel ou numérique.
Invitez chacun à positionner un objet ou avatar en silence.
Laissez chaque personne décrire son placement sans être interprétée.
Construisez une seconde image souhaitée et identifiez les déplacements nécessaires.
Le rythme juste : écrivez des réponses imparfaites, puis revenez aux faits. L’objectif n’est pas de remplir un formulaire, mais de faire émerger une distinction ou une action que vous n’aviez pas encore vue.
Un exemple concret
Deux responsables se placent tous deux entre l’équipe et l’objectif. Ils découvrent un doublon de contrôle et redéfinissent leurs périmètres pour laisser l’équipe agir directement.
L’intérêt de l’exemple n’est pas la solution elle-même. C’est le déplacement : la personne passe d’une lecture globale à un élément sur lequel elle peut agir, observer un effet puis ajuster.
Votre mini-simulation
Trois pièges à éviter
Interpréter à la place de l’autre
Chercher une image harmonieuse à tout prix
Oublier les personnes absentes du système
Faire de votre réponse une expérience
Gardez une seule action, assez petite pour être tentée et assez précise pour être observée. Notez ce qui se passe réellement, pas seulement ce que vous espériez. Puis décidez : continuer, ajuster ou arrêter.
Cette page est une adaptation pédagogique originale inspirée de l’outil « La sculpture de chaussures » présenté dans La boîte à outils du coaching, 3e éd. de Belkacem Ammiar et Omid Kohneh-Chahri (Dunod, 2019). Elle ne reproduit pas la fiche source et l’adapte à un usage d’auto-coaching grand public.